Un loyer impayé : c’est la situation que tout bailleur redoute. Et quand elle survient, la première réaction souvent mauvaise est d’attendre, d’espérer que la situation se régularise d’elle-même, ou de tenter de « s’arranger » informellement avec le locataire.
La réalité est cruelle : chaque semaine d’attente aggrave la situation. Un impayé non traité rapidement peut évoluer en 6 à 18 mois de procédure, 10 000 à 25 000 € de pertes cumulées, et une trêve hivernale qui bloque toute expulsion pendant 5 mois.
La bonne approche est exactement l’inverse : agir immédiatement, méthodiquement et légalement dès le premier impayé. Dans ce guide, Vestae vous donne la procédure complète, étape par étape, avec les délais à respecter et les erreurs à éviter absolument.
Comprendre l’impayé : types et causes
Tous les impayés ne se ressemblent pas
Avant d’engager une procédure, il est utile de qualifier le type d’impayé auquel vous faites face. La stratégie optimale diffère selon la situation.
Type 1 : Le retard ponctuel (locataire solvable, incident temporaire)
Le locataire a toujours payé, et son retard est probablement lié à un incident de trésorerie temporaire (découvert bancaire, délai de virement, problème technique). Dans ce cas, la relance amiable suffit souvent à régulariser la situation rapidement.
Type 2 : La difficulté financière réelle (locataire en difficulté)
Le locataire a perdu son emploi, divorcé, ou connu un accident de la vie. Il est de bonne foi mais ne peut pas payer. Dans ce cas, une médiation peut aboutir à un plan d’apurement de la dette tout en engageant parallèlement la procédure légale pour ne pas perdre de temps.
Type 3 : Le mauvais payeur délibéré
Le locataire a les moyens de payer mais choisit de ne pas le faire. Il connaît les délais de la procédure et les exploite. Dans ce cas, engagez la procédure légale sans attendre chaque jour d’attente est un gain de temps pour lui et une perte d’argent pour vous.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer
Certains signaux précèdent souvent le premier impayé et permettent d’anticiper :
- Retards répétés de paiement (même de quelques jours)
- Virement partiel du loyer sans explication
- Refus de répondre aux appels ou aux messages
- Signalement de voisins sur des comportements inhabituels
- Courrier retourné à l’expéditeur
Dès ces signaux, prenez contact proactivement avec le locataire sans attendre le premier impayé.

Étape 1 : La relance amiable immédiate (J+1 à J+7)
Agir dès le premier jour ouvré suivant l’échéance
Si le loyer n’est pas arrivé à la date d’échéance prévue dans le bail (généralement le 1er ou le 5 du mois), ne pas attendre. Dès le lendemain ou surlendemain, prenez contact avec le locataire.
Les moyens de relance amiable
Appel téléphonique (J+1 à J+3) :
C’est le moyen le plus direct et le plus efficace pour les retards ponctuels. Un simple appel permet souvent de comprendre la situation et d’obtenir une date précise de paiement.
Ton de l’appel : factuel et bienveillant, pas accusateur. « Bonjour, je voulais vous signaler que votre loyer du 1er [mois] n’est pas parvenu. Y a-t-il un problème technique ou puis-je vous aider à régulariser ? »
Message ou email (J+1 à J+5) :
Si le locataire ne répond pas à l’appel, envoyez un message écrit (SMS, email) rappelant le montant dû et demandant une régularisation dans les 48 heures.
Conservez une trace de toutes vos communications elle sera utile si la situation dégénère.
Ce que vous devez obtenir lors de la relance amiable :
- Une confirmation écrite de la date de paiement prévue
- Une explication claire de la situation (accident de la vie, erreur de virement, etc.)
- Un premier paiement partiel si le montant total ne peut pas être versé immédiatement
La limite de la relance amiable
Si le locataire ne répond pas dans les 5 à 7 jours suivant l’échéance, ou s’il donne des promesses sans suite, passez immédiatement à l’étape suivante. Ne relancez pas indéfiniment chaque relance non suivie d’effet vous fait perdre un temps précieux.
Étape 2 : La mise en demeure par LRAR (J+8 à J+15)
Pourquoi la LRAR est indispensable
La mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) est la première démarche formelle et traçable. Elle constitue une preuve légale que vous avez réclamé le paiement et que le locataire en a été informé.
Le contenu de la lettre de mise en demeure
La lettre de mise en demeure doit mentionner :
- Votre nom et adresse en qualité de bailleur
- Le nom du locataire et l’adresse du logement
- La nature de la créance : loyer et/ou charges du mois de [mois]
- Le montant exact dû (loyer + charges + éventuelles pénalités contractuelles)
- Une mise en demeure formelle de payer dans un délai de 8 jours
- L’avertissement qu’à défaut de paiement dans ce délai, vous engagerez des démarches légales
Formulation type :
« Par la présente, je vous mets en demeure de me régler, dans un délai de 8 jours à compter de la réception de cette lettre, la somme de [montant] € correspondant au loyer et charges du mois de [mois], restés impayés à ce jour malgré mes relances. À défaut de règlement dans ce délai, je me verrai contraint d’engager une procédure judiciaire à votre encontre pour obtenir le recouvrement de cette somme. »
Ce qu’une LRAR ne fait pas
La LRAR est une démarche amiable formalisée elle n’a pas la valeur d’un acte d’huissier. Elle ne fait pas courir le délai légal de la clause résolutoire (qui nécessite un commandement de payer par huissier). Mais elle constitue une preuve importante de votre diligence et peut suffire à déclencher le paiement chez un locataire qui n’avait pas mesuré la gravité de la situation.

Étape 3 : Le commandement de payer par huissier (J+15 à J+30)
Le commandement de payer : l’acte pivot de toute la procédure
C’est l’étape la plus importante de la procédure d’impayé. Le commandement de payer est un acte d’huissier qui :
- Notifie officiellement au locataire le montant exact de sa dette
- L’enjoint de payer dans un délai de 2 mois
- Fait courir le délai de la clause résolutoire si le locataire ne paie pas dans les 2 mois, la résiliation du bail peut être constatée par le juge
- Fait courir le délai légal de notification au garant ou à l’assureur GLI
Quand faire signifier le commandement de payer ?
Idéalement dès le 2e mois d’impayé soit environ 30 jours après le premier loyer non payé. Attendre davantage est une erreur stratégique : chaque mois d’attente rallonge la procédure d’un mois.
Dans la pratique, voici le déclencheur : si au 15 du mois M+1, le locataire n’a pas réglé le loyer du mois M (malgré relance amiable et LRAR), mandatez votre huissier pour le commandement de payer.
Le contenu du commandement de payer
Le commandement de payer doit mentionner obligatoirement :
- L’identité du bailleur et du locataire
- L’adresse du logement
- Le détail de la dette (loyer mois par mois, charges, éventuels frais)
- Le montant total dû
- La mise en demeure de payer dans les 2 mois
- La mention de la clause résolutoire du bail (si elle y figure)
- La mention de la possibilité pour le locataire de saisir la commission de surendettement
L’obligation de notification à la CAF et au garant
Simultanément au commandement de payer, vous devez notifier :
- La CAF (si le locataire perçoit des APL) : la CAF peut maintenir les versements directement au bailleur pendant la procédure (« versement en lieu et place »)
- Le garant physique (s’il y en a un) : le garant doit être informé de l’impayé en même temps que le locataire
- L’assureur GLI (si vous avez souscrit) : déclaration de sinistre à effectuer dans les délais contractuels
Le coût du commandement de payer
Un commandement de payer signifié par un huissier coûte entre 150 et 300 € selon l’huissier et la complexité du dossier. Ces frais sont légalement à la charge du locataire (ils s’ajoutent à sa dette) mais, dans les faits, ils sont souvent avancés par le bailleur.
Si vous avez une GLI, votre assureur peut prendre en charge ces frais.

Étape 4 : La déclaration à la GLI ou à Visale
Déclarer dans les délais : une obligation contractuelle
Si vous avez souscrit une GLI (Garantie Loyers Impayés) ou si votre locataire bénéficie de Visale, la déclaration de sinistre doit être effectuée dans les délais prévus au contrat généralement entre 30 et 90 jours après le premier impayé.
Un retard dans la déclaration peut entraîner un refus de prise en charge. Ne laissez jamais passer plus de 2 mois sans déclarer un impayé à votre assureur.
La déclaration GLI : ce qu’il faut fournir
Pour ouvrir un dossier de sinistre GLI, l’assureur demande généralement :
- Le bail et ses annexes
- Les quittances non réglées (ou les relevés de compte montrant l’absence de virement)
- Le commandement de payer signifié par l’huissier
- Les justificatifs de vos relances (LRAR, emails, SMS si disponibles)
- Les coordonnées du locataire défaillant
Ce que la GLI prend en charge
Une fois le sinistre validé, l’assureur GLI :
- Rembourse les loyers impayés (à partir du 1er ou 2e mois selon le contrat, dans la limite du plafond)
- Prend en charge les frais de procédure (honoraires d’huissier, d’avocat, de tribunal) selon votre contrat
- Gère la procédure judiciaire (l’assureur mandate souvent un avocat pour vous représenter)
- Prend en charge l’expulsion (coordination avec l’huissier et la préfecture)
La déclaration Visale : procédure entièrement en ligne
Si votre locataire bénéficiait de Visale, la déclaration d’impayé se fait directement sur visale.fr :
- Connectez-vous à votre espace bailleur
- Déclarez l’impayé en renseignant les mois concernés
- Action Logement analyse le dossier et vous verse les loyers impayés dans les 30 jours
Visale prend en charge jusqu’à 36 mois cumulés d’impayés mais ne couvre pas les frais de procédure (à votre charge).
Étape 5 : L’assignation en justice (M+2 à M+4)
Quand engager l’assignation ?
L’assignation en justice peut être engagée dès que le commandement de payer a été signifié et que le délai de 2 mois est expiré sans paiement. En pratique, c’est donc environ 2 à 3 mois après le premier impayé si vous avez agi rapidement à chaque étape.
Les deux voies judiciaires possibles
La procédure en référé (urgence) :
Devant le juge des référés du tribunal judiciaire, pour les situations où la clause résolutoire est acquise (2 mois après le commandement sans paiement) et où la situation est claire. Le juge peut rendre une ordonnance de référé (expulsion + condamnation au paiement) en quelques semaines à quelques mois selon les tribunaux.
La procédure au fond :
Devant le tribunal judiciaire en formation ordinaire, pour les situations plus complexes (contestation de la dette, demande de délais de paiement, situation personnelle difficile du locataire). Les délais sont plus longs (6 à 12 mois pour un jugement) mais la décision est plus solide.
L’assignation : qui peut la rédiger ?
L’assignation peut être rédigée par :
- Un avocat : recommandé pour les situations complexes ou les montants importants
- Un huissier : peut rédiger l’assignation et la signifier au locataire
- Vous-même : techniquement possible mais déconseillé (risque d’erreurs de forme)
Si vous avez une GLI, l’assureur mandate généralement un avocat pour vous représenter vous n’avez pas à vous en occuper.
Le contenu de l’assignation
L’assignation doit mentionner :
- Le tribunal saisi et la date d’audience
- Les identités du bailleur (demandeur) et du locataire (défendeur)
- Les faits : impayés mois par mois, montants, relances effectuées
- Les demandes : résiliation du bail, expulsion, condamnation au paiement de la dette + intérêts + frais
- Les pièces jointes : bail, commandement de payer, preuves d’impayé

Étape 6 : L’audience et le jugement
Ce qui se passe à l’audience
L’audience se tient au tribunal judiciaire du lieu où est situé le logement. Vous (ou votre avocat/assureur GLI) présentez les faits et vos demandes. Le locataire peut comparaître ou se faire représenter ou ne pas venir.
Demandes types du bailleur lors de l’audience :
- La constatation de la résiliation du bail (si la clause résolutoire est acquise)
- La condamnation du locataire au paiement des loyers impayés + charges + intérêts légaux
- L’expulsion du locataire du logement
- Un délai pour quitter les lieux (le juge l’accorde généralement : 1 à 3 mois)
- La condamnation aux dépens (frais de procédure)
Ce que peut faire le locataire lors de l’audience
Le locataire peut :
- Demander des délais de paiement (le juge peut accorder jusqu’à 24 mois d’échéancier)
- Prouver qu’il a réglé la dette entre l’assignation et l’audience (le bail n’est alors pas résilié)
- Présenter une situation personnelle exceptionnelle (maladie, chômage soudain)
Si le locataire prouve le paiement intégral de la dette avant l’audience, le juge peut ne pas prononcer l’expulsion même si vous avez obtenu un commandement de payer.
Le jugement : ce qu’il prononce
Le jugement typique en matière d’impayé prononce :
- La résiliation du bail à une date précise
- La condamnation au paiement des loyers impayés + charges + intérêts
- L’expulsion du locataire avec un délai pour quitter les lieux (généralement 2 mois)
- La condamnation aux dépens (frais de procédure à la charge du locataire)
Les délais pour obtenir un jugement
Les délais varient considérablement selon les tribunaux :
- En référé : 4 à 8 semaines d’audience après dépôt de l’assignation (mais les délais ont tendance à s’allonger dans les tribunaux surchargés)
- Au fond : 4 à 12 mois selon le tribunal
C’est pourquoi il est crucial d’agir dès le premier impayé chaque mois d’attente repousse la résolution d’autant.

Étape 7 : L’exécution de l’expulsion (après le jugement)
Du jugement à l’expulsion : les étapes
Obtenir un jugement d’expulsion ne signifie pas que le locataire va quitter les lieux immédiatement. L’exécution de l’expulsion est une procédure distincte qui suit le jugement.
Étape A : Le commandement de quitter les lieux
Après le jugement, l’huissier doit signifier au locataire un commandement de quitter les lieux un délai légal de 2 mois (en général) pour libérer le logement. Ce commandement fait courir le délai légal avant que l’expulsion physique puisse être exécutée.
Étape B : L’attente de l’expiration du délai
Une fois le commandement de quitter les lieux signifié, vous devez attendre l’expiration du délai accordé par le juge (généralement 2 mois). Pendant ce temps, le locataire peut encore quitter volontairement ce qui évite l’expulsion physique et ses complications.
Étape C : La demande de concours de la force publique
Si le locataire n’a pas quitté à l’expiration du délai, l’huissier dépose une demande de concours de la force publique auprès de la préfecture. La préfecture dispose de 2 mois pour répondre.
Étape D : L’expulsion physique
L’huissier, accompagné de policiers ou de gendarmes si nécessaire, procède à l’expulsion physique. Le locataire doit quitter les lieux. Ses affaires sont inventoriées et peuvent être stockées provisoirement.
Si la préfecture refuse le concours de la force publique
Si la préfecture refuse le concours de la force publique (rare mais possible) ou ne répond pas dans les 2 mois, l’État est responsable du préjudice subi par le bailleur. Vous pouvez alors saisir le tribunal administratif pour obtenir une indemnisation de l’État qui a l’obligation de faciliter l’exécution des décisions de justice.
Le délai total de la procédure
En partant du premier impayé et en agissant rapidement à chaque étape :
| Étape | Durée estimée |
|---|---|
| Relance amiable + LRAR | 2-3 semaines |
| Commandement de payer | 1-2 semaines |
| Délai de 2 mois (clause résolutoire) | 2 mois |
| Assignation + audience + jugement | 2-6 mois |
| Commandement de quitter les lieux + délai | 2-3 mois |
| Concours de la force publique | 2-3 mois |
| Total estimé (sans trêve hivernale) | 8 à 15 mois |
Avec la trêve hivernale (si elle intervient pendant la procédure) : ajouter 5 mois au délai.
La trêve hivernale : impact sur la procédure
Ce que la trêve hivernale suspend
Comme détaillé dans l’article dédié, la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars) suspend l’exécution de toute expulsion mais ne bloque pas les procédures judiciaires.
Ce qui continue pendant la trêve :
- Les audiences au tribunal
- Le rendu des jugements
- La déclaration et le remboursement GLI/Visale
Ce qui est bloqué pendant la trêve :
- L’expulsion physique par l’huissier
- Le concours de la force publique
Stratégie si la trêve est imminente
Si vous avez un premier impayé en septembre-octobre, agissez en urgence pour :
- Signifier le commandement de payer immédiatement
- Déposer l’assignation aussi vite que possible
- Tenter d’obtenir une audience et un jugement avant le 1er novembre
Si le jugement est rendu en octobre et que le commandement de quitter les lieux est signifié avant le 1er novembre, vous pourrez agir dès le 1er avril sans perdre l’hiver à « zéro ».

L’approche Vestae sur la gestion des impayés
Notre philosophie : prévenir plutôt que guérir
Chez Vestae, la meilleure stratégie contre les impayés est de ne jamais en avoir. Notre processus de sélection des locataires vérification des revenus, analyse du dossier, activation systématique de Visale ou de la GLI réduit très significativement le risque d’impayé sur les biens que nous gérons.
Mais même avec une sélection rigoureuse, les accidents de la vie existent. Et quand ils surviennent, notre position est claire : agir immédiatement et légalement, sans attendre.
Ce que nous faisons concrètement pour nos clients
Détection précoce :
Nous surveillons les encaissements de loyers chaque mois et alertons le bailleur dès le premier jour de retard pas en milieu de mois quand la situation s’est déjà dégradée.
Relance amiable immédiate :
Nous contactons le locataire dès J+2 par téléphone et par écrit. Dans la grande majorité des retards ponctuels, cette relance suffit à régulariser dans les 5 jours.
Mandatement rapide de l’huissier partenaire :
Si la relance amiable échoue, nous mandatons notre huissier partenaire local pour le commandement de payer sans délai supplémentaire. Dans les marchés du Grand Ouest où nous opérons, nos relations avec les huissiers locaux permettent des délais d’intervention plus courts.
Déclaration GLI dans les délais :
Nous déclarons systématiquement tout sinistre à l’assureur GLI dès que le commandement de payer est signifié bien avant les délais contractuels maximaux.
Suivi jusqu’à la résolution :
Nous accompagnons le bailleur tout au long de la procédure : suivi des audiences, coordination avec l’avocat et l’huissier, préparation du dossier pour la GLI, et récupération du logement après l’expulsion.
Les 5 règles Vestae sur la gestion des impayés
Règle 1 : Ne jamais attendre plus de 5 jours avant la première relance.
Règle 2 : Ne jamais laisser passer un 2e mois d’impayé sans commandement de payer.
Règle 3 : Toujours déclarer à la GLI ou à Visale avant les délais contractuels jamais après.
Règle 4 : Ne jamais tenter d’expulser soi-même ni changer les serrures, ni couper les fluides, ni déposer les affaires dans la rue. Les sanctions pénales sont lourdes et la situation ne ferait qu’empirer.
Règle 5 : Agir avant la trêve hivernale si un impayé survient en automne, chaque jour compte.
En résumé
Un impayé de loyer bien géré est une situation difficile mais maîtrisable à condition d’agir rapidement et légalement. Ce qu’il faut retenir :
- Agir dès J+1 : relance amiable par téléphone et message dès le premier jour de retard
- LRAR à J+8-15 : mise en demeure écrite formelle si la relance amiable échoue
- Commandement de payer par huissier à J+30 maximum : l’acte pivot qui déclenche tous les délais légaux
- Déclarer à la GLI ou Visale immédiatement après le commandement respecter absolument les délais contractuels
- Assignation en justice dès M+2 : après l’expiration du délai de 2 mois du commandement
- Audience et jugement : 2 à 8 mois selon le tribunal et la procédure (référé ou fond)
- Commandement de quitter les lieux + force publique : 2 à 5 mois supplémentaires après le jugement
- Délai total réaliste : 8 à 15 mois sans trêve hivernale, 13 à 20 mois avec trêve
- La trêve hivernale suspend l’expulsion du 1er novembre au 31 mars les procédures judiciaires continuent
- Ne jamais tenter d’expulser soi-même c’est une infraction pénale grave (violation de domicile, voies de fait)
Vous faites face à un impayé de loyer sur un bien dans le Grand Ouest ? Contactez Vestae, nous vous orientons vers nos huissiers et avocats partenaires pour engager immédiatement la bonne procédure.