Division d’une maison ou d’un immeuble en logements

Réalisation Vestae à La Guerche-de-Bretagne (35)
Diviser une maison de ville ou un immeuble ancien en plusieurs logements est souvent ce qui rend une opération rentable : un même bâtiment produit plusieurs loyers. C’est aussi l’étape où se concentrent les contraintes réglementaires. Nous menons ces divisions de bout en bout pour des familles et des sociétés qui investissent sur le long terme.

Pourquoi diviser un bâtiment en plusieurs logements ?

Une grande maison de bourg ou un immeuble ancien se loue mal d’un seul tenant : peu de ménages cherchent 200 m² en location dans une petite ville, alors que les petits et moyens logements y trouvent plus facilement preneur. Diviser permet d’adapter le bâtiment à la demande locative.

Le loyer au mètre carré d’un petit logement est en général plus élevé que celui d’une grande surface. À surface égale, la division augmente donc les revenus, à condition que les travaux restent maîtrisés. C’est le cœur de nos opérations d’immeuble de rapport clé en main.

Ce que dit la réglementation

La division d’un bâtiment en plusieurs logements n’est pas, en elle-même, soumise à autorisation. Ce sont les travaux qui l’accompagnent qui déclenchent les démarches, et plusieurs règles s’appliquent aux logements créés.

Déclaration préalable ou permis de construire

Hors secteur protégé, des travaux intérieurs qui ne touchent ni la façade ni la structure ne demandent en principe aucune autorisation d’urbanisme. Dès que la façade change (nouvelles ouvertures, menuiseries, fenêtres de toit), une déclaration préalable est nécessaire. Si la division s’accompagne d’un changement de destination avec des travaux sur la structure porteuse ou la façade, il faut un permis de construire. Lorsque le demandeur est une société, le permis doit être établi par un architecte.

Le libellé du formulaire ne fait pas la qualification : c’est la réalité de l’opération (logements déjà existants ou non, changement de destination, surface créée, état du bâtiment) qui détermine l’autorisation à demander. Une demande mal qualifiée fragilise tout le projet.

Le stationnement, premier point de blocage

Beaucoup de PLU exigent un nombre de places par logement, y compris pour les logements issus d’une division dès qu’une autorisation est requise. En centre-bourg, la parcelle permet rarement de les créer. Le Code de l’urbanisme (article L.151-33) autorise à les réaliser dans l’environnement immédiat, ou à les obtenir par concession ou acquisition dans un parc de stationnement proche. Les logements qui existaient déjà ne génèrent en principe pas d’obligation nouvelle : prouver leur existence (anciens baux, factures, cadastre, taxe foncière) est donc décisif.

C’est le point de blocage le plus courant des petits collectifs en centre-bourg. Nous le vérifions avant toute offre.

Surfaces minimales et décence

Le Code de la construction et de l’habitation interdit les divisions qui créent des locaux d’habitation dont la surface habitable est inférieure à 14 m² et le volume habitable inférieur à 33 m³. Pour être loué, chaque logement doit en outre respecter les critères de décence : une pièce principale d’au moins 9 m² avec 2,20 m de hauteur sous plafond, ou un volume habitable d’au moins 20 m³. La performance énergétique compte aussi : la location est interdite aux logements classés G depuis 2025, aux F à partir de 2028 et aux E à partir de 2034.

Permis de diviser et permis de louer

Certaines communes ou intercommunalités soumettent à autorisation préalable la création de plusieurs logements dans un immeuble existant (permis de diviser), ou la mise en location (permis de louer). Ces dispositifs restent rares dans nos départements, mais ils se vérifient commune par commune.

Secteurs protégés

Aux abords d’un monument historique ou dans un site patrimonial remarquable, l’architecte des Bâtiments de France se prononce sur les travaux extérieurs : fenêtres de toit, menuiseries, enduits. Ses prescriptions se chiffrent dès l’étude de faisabilité.

Les points techniques à anticiper

  • Le raccordement électrique : chaque logement a son propre compteur. Pour trois à six logements dans un bâtiment ancien, un réseau de branchements alimenté depuis un coffret extérieur (réseau émergent basse tension) évite souvent de créer une colonne montante à l’intérieur, plus coûteuse et plus contraignante.
  • L’eau, le chauffage et la ventilation : production d’eau chaude, chauffage et ventilation propres à chaque logement, comptage de l’eau par logement.
  • La sécurité incendie : une maison divisée peut changer de régime au regard de l’arrêté du 31 janvier 1986 sur les bâtiments d’habitation. Parois et planchers séparatifs, circulations communes et détecteur de fumée dans chaque logement sont à traiter.
  • L’acoustique : planchers et cloisons entre logements doivent limiter les bruits. C’est une condition du confort et de la stabilité des locataires.
  • La copropriété : tant que l’immeuble reste détenu par un seul propriétaire, la division ne crée pas de copropriété. Elle n’apparaît qu’en cas de vente par lots, ce qui relève d’un choix de sortie : la revente fractionnée.

Combien rapporte une division ?

Tout dépend du prix d’achat, du nombre de logements autorisés et du coût des travaux. Notre règle ne varie pas : nous ne proposons aucune opération dont le chiffrage donne moins de 8 % de rendement net. Nos opérations récentes en Mayenne et en Ille-et-Vilaine affichent entre 8,90 % et 10,06 % de rentabilité nette, par exemple à La Guerche-de-Bretagne, Ernée ou Meslay-du-Maine.

Pour le cas particulier d’un appartement, lisez notre article sur la division d’un appartement en deux logements.

Notre méthode

1. Faisabilité avant l’offre

PLU, stationnement, servitudes, raccordements, état du bâti : nous établissons le nombre de logements réellement possible avant toute offre d’achat.

2. Chiffrage complet avant le compromis

Prix d’achat, travaux poste par poste, loyers estimés et rendement net vous sont présentés avant la signature du compromis.

3. Autorisations sécurisées

Nous constituons le dossier de déclaration préalable ou de permis de construire. L’autorisation est obtenue avant l’acte authentique, et aucun chantier ne démarre avant qu’elle soit purgée de tout recours.

4. Travaux et mise en location

Nous assurons la maîtrise d’œuvre jusqu’à la réception, avec un compte rendu photo à chaque étape clé. Compteurs individuels, diagnostics et mise en location sont compris.

Baptiste GOUBAUD, directeur du développement immobilier, conduit ces études : la division et le changement de destination de bâtiments anciens sont sa spécialité. Découvrir le cabinet.

Questions fréquentes

Faut-il un permis pour diviser une maison en deux logements ?

La division seule n’est pas soumise à autorisation, mais les travaux qui l’accompagnent le sont souvent : déclaration préalable dès que la façade est modifiée, permis de construire en cas de changement de destination avec travaux sur la structure ou la façade. Le PLU peut en outre imposer des places de stationnement pour chaque logement créé.

Quelle surface minimale pour un logement issu d’une division ?

Une division ne peut pas créer de local d’habitation de moins de 14 m² et 33 m³. Pour être loué, le logement doit aussi disposer d’une pièce principale d’au moins 9 m² avec 2,20 m sous plafond, ou de 20 m³ habitables.

Une maison divisée devient-elle une copropriété ?

Non, tant qu’un seul propriétaire détient l’ensemble. La copropriété naît lorsque des lots sont vendus séparément.

Combien de temps dure une opération de division ?

L’instruction prend en principe un mois pour une déclaration préalable et trois mois pour un permis de construire, généralement un mois de plus en secteur protégé. L’autorisation devient définitive au bout d’environ trois mois. Les travaux ont ensuite duré quatre mois à Meslay-du-Maine.

Qui s’occupe des démarches ?

Nous : étude de faisabilité, dossier d’autorisation, raccordements, maîtrise d’œuvre et mise en location. Vous validez les grandes décisions, nous gérons le reste.

Un bâtiment à diviser dans le Grand Ouest ?

Réalisation Vestae à Ernée (53)